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Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? – Streetart par Guate Mao, Paris

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street art par guate mao à paris vieille femme

Quelqu’un vous a-t-il déjà fait une déclaration d’amour ? Et vous-même, avez-vous dit à quelqu’un que vous l’aimiez ? Pardonnez-moi si vous me trouvez intrusive, un des luxes de l’âge est de moins s’encombrer des conventions sociales. Personne ne m’a dit de mots d’amour. Ma mère est morte lorsque j’avais quatre ans et ma grande sœur a pris sur elle de veiller sur moi comme une petite maman. La nouvelle femme de mon père l’a convaincu de se débarrasser de nous et nous avons été placées chez des fermiers chez qui nous avons grandi heureuses… Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Je ne le sais plus.

Entrechoc – Streetart par La Miela, Paris

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street art par la miela à paris

Les portes du bar s’ouvrirent sur une gêne péniblement contenue. En un instant suspendu, les regards se croisèrent, tremblotant d’une paralysie indicible, de celle qui condamne les lèvres quand les têtes battent plus forts que les cœurs. Son pas hésitant la conduisit à sa table préférée, près de la fenêtre, en face du comptoir, au nœud du goulot qui mène de l’entrée des habitués à la salle de ceux qui mangent, lieu parfait d’où sa nature engageante aimait entamer d’ordinaire la conversation avec le tout passant. Mais aujourd’hui, les retrouvailles avec sa place de prédilection se déroulaient dans un embarras inconfortable.

La Chouette (Victor Hugo) – Streetart par Nadège Dauvergne, Paris

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street art par nadege dauvergne pour son projet exodus, la chouette de la rue de la folie mericourt

Une chouette était sur la porte clouée ;
Larve de l’ombre au toit des hommes échouée.
La nature, qui mêle une âme aux rameaux verts,
Qui remplit tout, et vit, à des degrés divers,
Dans la bête sauvage et la bête de somme,
Toujours en dialogue avec l’esprit de l’homme,
Lui donne à déchiffrer les animaux, qui sont
Ses signes, alphabet formidable et profond ;
Et, sombre, ayant pour mots l’oiseau, le ver, l’insecte,
Parle deux langues : l’une, admirable et correcte,
L’autre, obscur bégaîment. L’éléphant aux pieds lourds,
Le lion, ce grand front de l’antre, l’aigle, l’ours,
Le taureau, le cheval, le tigre au bond superbe,
Sont le langage altier et splendide, le verbe ;
Et la chauve-souris, le crapaud, le putois,
Le crabe, le hibou, le porc, sont le patois.
Or, j’étais là, pensif, bienveillant, presque tendre,
Épelant ce squelette, et tâchant de comprendre
Ce qu’entre les trois clous où son spectre pendait,
Aux vivants, aux souffrants, au bœuf triste, au baudet,
Disait, hélas ! la pauvre et sinistre chouette,
Du côté noir de l’être informe silhouette.

La Gifle Urbaine – Streetart par Artiste Inconnu, Paris

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street art paris mains à la peinture sur mur vers les halles

Trois ans, j’ai traversé ces rues au plus pressé, comme un maître passe en revue le chantier de fouilles qu’il méprise à force de le côtoyer. Arpenter son étendue, de la sortie du métro à mon bureau puis dans l’autre sens, en saisir les voies et leur enchainement, et, en une semaine de temps, figer pour la suite des jours ouvrés l’optimisation de mon passage en son dédale. Avec les autres ouvriers de cet ouvrage ignoré, nous nous croisons par centaines dans ses allées chaque matin et chaque soir. Entre nous, aucune coordination des tâches. Nos avancées parallèles confinent à l’économie du nombre de nos pas plutôt qu’à l’échange entre compagnons. Tous avons à l’esprit la journée qui s’annonce ou celle qui s’est finie, occupation dont l’ajout des jours aux jours confirme le dédain que portons aux chemins qu’empruntons.

Reflections of a Wall – Street art par Loghan Hicks, Paris

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street art par loghan hicks place jeanne d'arc dans le 13è arrondissement de paris

The grey wall bathed in the morning white light, shy and unnoticed. Streams of passengers ignored its palish look and mood. Rather they poured by it with endless complaints about their troubled lives, unanswered hopes, and loneliness of hearts. The wall grew bitter, suffocating as the silent witness it was, drowning in the open air.

Exprimer l’infini – Streetart par Ender, Paris

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street art paris par ender pour sa série

La porte s’ouvrit et l’assistante du médecin se présenta à l’entrée de la salle d’attente. Elle regarda le monsieur qui répondit à l’appel de son nom et l’invita à la suivre pour commencer ses examens. Celui-ci se leva et disparut de l’autre côté de la porte qui se referma doucement. Son fils qui l’accompagnait sortit un livre de prières et commença de le lire en silence pour le bon déroulement de ces examens que toute la famille redoutait.

Un… Deux… Trois… Lumière ! – Streetart par Bordalo II, Paris

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street art par bordalo ii à paris rue watt - crédit photo : yohanan winogradsky

La nuit tombée, la créature se glissait derrière le muret qui domine la route et guettait les voitures. Quand une candidate s’arrêtait au feu rouge en-dessous, elle bondissait hors de sa cachette, se plaçait sur le muret où elle prenait une pose menaçante sous la lumière du réverbère. Son ombre terrifiante se projetait démesurément grande sur le mur d’en face, qui borde la voie où s’arrêtent les véhicules. À chaque fois, un succès : l’auto et ses occupants prenaient peur et bravaient l’interdit du feu rouge pour échapper au prédateur nocturne.

Le Vol de la Baleine – Street art, Paris

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street art paris anonyme pochoir d'une baleine ailée s'envolant vers la lune

Et va et vient, et va et vient… En son tambour calmement lancé dans un mouvement infiniment répété, la mer bleue berce les peuples habitant ses eaux. Les vagues sans discontinuer passent en surface et leur puissance profonde masse les écailles colorées, prélude d’un sommeil en apesanteur.

Exposition NAISSANCES : l’heureux événement de l’association ART’MURS

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Fraîchement créée il y a 5 mois, l’association ART’MURS est heureuse de vous convier à sa toute première expo ! Ça se passe au Secours Populaire à Paris du 22 au 24 février et ce sont pas moins de 26 artistes (et que de gros talents !) issus de l’art urbain qui se donnent rendez-vous pour illustrer le thème « NAISSANCES ».

Souvenir du violoniste – Streetart dans les rues de Tel Aviv

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street art tel aviv pochoir d un violoniste

Le violoniste tremblant, les yeux gris, entame l’air du dernier soir. Le violoniste au sol sans vie git, dans la puanteur du charnier noir.