Portrait de William S. Burroughs, addict, beatnik – Streetart par Smile, Paris

Étrange destin que celui de William S. Burroughs (1924-1997), figure emblématique de la littérature américaine de l’après Seconde Guerre Mondiale et dont j’ai découvert la biographie avec ce pochoir de Smile.

C’est aux côtés d’Allen Ginsberg et Jack Kerouac, que Burroughs contribue à l’émergence du mouvement de la Beat Generation.
Entre continuité libertaire américaine et découverte des pensées orientales via les auteurs européens, le mouvement Beatnik se caractérise par le rejet des codes de la narration traditionnelle, du matérialisme, de l’ordre établi et est souvent associé à la l’exploration de l’immense territoire américain (Sur la route de Jack Kerouac, 1957), la libération sexuelle, l’expérimentation de drogues, précurseur en ce sens du mouvement hippy.

La vie de Burroughs semble être une illustration du mouvement littéraire auquel il a contribué à donner naissance. Né au sein d’une famille aisée, étudiant d’Harvard, devenu junkie, héroïnomane, fréquentant les cercles alternatifs de son temps, tuant sa deuxième femme lors d’une séance de jeu « Guillaume Tell » au cours d’une soirée alcoolisée, et en même temps célébré pour son génie littéraire.

“The question is frequently asked: Why does a man become a drug addict?

The answer is that he usually does not intend to become an addict […]. The questions, of course, could be asked: Why did you ever try narcotics? Why did you continue using it long enough to become an addict? You become a narcotics addict because you do not have strong motivations in the other direction. Junk wins by default. I tried it as a matter of curiosity. I drifted along taking shots when I could score. I ended up hooked. Most addicts I have talked to report a similar experience. They did not start using drugs for any reason they can remember. They just drifted along until they got hooked. If you have never been addicted, you can have no clear idea what it means to need junk with the addict’s special need. You don’t decide to be an addict. One morning you wake up sick and you’re an addict.” (Junky, Prologue, 1953)


Streetart par Smile à la Butte aux Cailles, portrait de William S. Burroughs

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