Ecouter n’est pas jouer Purple Haze – Street art par Alice Pasquini, Vitry-sur-Seine

Quatre fois les deux notes se répondent. Le dialogue épuisé, le glissement au ton supérieur de la plus aiguë du duo appelle le battement simple des baguettes et d’une basse à note constante. Le jeu continue comme une phrase évidente. Le glissement prend enfin un détour en se rapprochant des cases graves, avant de finir sa course de fond en ouverture sur les trois accords centraux du titre.

Enfin la voix entre en piste, lointaine, sourde, comme saturée, qui murmure mille choses informes entre les paroles, mais pour le moment, elle prend le glissement tel qu’il vient, comme le veut le thème, et déclame : Purple haze all in my brain !

A la Klapish, les apprentis guitaristes, une fois le solfège acquis, préfèrent se fantasmer Jimy à longueur d’aprems devant les enceintes, plutôt que de tenter leur chance à l’égaler !


Street art par Alice Pasquini // La scène relatée ci-dessus est un clin d’oeil au cultissime film « le Péril Jeune » de Cédric Klapish (1994), où l’on peut voir l’un des protagonistes, Bruno (joué par Julien Lambroschini), difficilement enchaîner les notes d’un morceau, I’m Going Home de Ten Years After, qu’il travaille sur sa Stratocaster. Pour vérifier que les notes sont justes, il s’arrête un instant de jouer, appuye sur « play » la chanson calée sur sa chaîne et écoute dépité l’artiste original interpréter le titre à une vitesse incomparable à sa pitoyable tentative. Seule possibilité : laisser la gratte de côté, s’allumer une clope, penser à sa vie. #vismaviedado


C’est où?

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