Lettre à Pixélise – Street art par Invader, Paris

Mon tendre et cher Amour,

Loin de toi, envahir n’est pas la même chose et chaque jour, le sentiment de perdre en résolution me réduit en morceaux. Pourtant, je le sais, tu n’es qu’à quelques flashs de moi… mais je me langeek de toi.

J’ai le mal d’arcade, les maux à hic et la mémoire vive des jours où nous étions un jeu. Je me souviens comme nous laissions les autres passer devant. Ils couraient attaquer l’ennemi humain par vagues, tandis que nous nous planquions derrière leurs lignes disciplinées pour échanger quelques pixels.

Ah quelle connerie la guerre ! Nous voilà embarqués dans cette invasion vintage… une mascarade ! La hiérarchie prétend que nous occupons le terrain, mais je vois bien que nous sommes une attraction. L’ennemi humain a fait un sport de notre chasse et n’hésite pas parfois à sauvagement s’emparer de certains des camarades.

Une chose cependant réchauffe mon processeur et réjouit mon architecture 8-bits. Ce passage dans la réalité augmente nos chances d’une nouvelle rencontre mon Amour. Aussi je me prends à rêver, parfois, que les bugs que nous sommes puissent définitivement s’affranchir de l’éternel redémarrage du système et vivre librement sans pastille « power ».

Ton amoureux transistor


Street art par Invader // Lire la réponse de Pixélise

Vous aimerez aussi

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Les histoires les plus appréciées

La fille en pense-errance – Street art à la station Faidherbe-Chaligny, Paris

Le bruit ambiant, de la rue, des voitures, du bus, du café, celui des gens assis là et de leurs conversations... tout ce brouhaha...

La danse de l’homme invisible – Street art de Levalet, Paris

Exhibitionniste timide et fin mélomane, l'homme invisible s'adonne au striptease de rue chorégraphié, ici sur You Can Leave Your Hat On. Street art par Levalet C'est...

Le choeur d’Agamemnon – Street art par Groove, Paris

LE CHŒUR "Quand il eut accepté la sangle du destin, Un vent mauvais d'impiété Lui retourna l'esprit : Pureté, sainteté ne lui sont plus de rien ; Son cœur...