Concours d’écriture de Mademoiselle Berthelot et la Bibli de Momiji

Ce matin au courrier !

Ah si seulement je pouvais vous expliquer à quel point tout, tout dans ce pli était magnifique : l’enveloppe décorée avec les tampons qui ornent le carnet, un mot très sympa signé de l’artiste sur papier cartonné dans le ton et enfin ce carnet, superbe pièce, avec sa double page qui toute entière porte la signature de Mademoiselle Berthelot !

Merci à Mademoiselle Berthelot (page FB et instagram) et La Bibli de Momiji d’avoir récompensé mon texte composé pour leur concours d’écriture célébrant la féminité à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Voici donc la chanson “Comme ci, Comme ça” qui raconte l’histoire de l’image présentée ici en photo. La mélodie devrait prochainement suivre !


🎶

J’avais une bonne amie.
Elle était comme ci
Et parfois comme ça,
Moi ça n’me gênait pas.
(Attendez voir)

Toujours bien apprêtée
Toujours dans ses souliers,
C’était un cœur en or
Là, tous étaient d’accord.
(Vous vous doutez bien qu’on en restera pas là)

Dans la téléphonie
Sa carrière elle fit,
C’qui la faisait causer
Avec le monde entier.
(Et elle faisait ça très bien !)

C’est dans c’cadre qu’advint,
Printemps, de beau matin,
L’histoir’ de bout du fil
Qui tourna face en pile.
(C’est de là que tout est parti)

Lui : “Allô, c’est bien vous ?”
Elle : “Êtes-vous donc fou ?”
Il lui dit son amour,
Lui l’inconnu du jour.
(Y’a vraiment qu’à elle que ça pouvait arriver)

Touchée par ses façons,
Elle jugea que, bon,
Le garçon semblait franc
Et aimable partant.
(Vraiment le type avait l’air brave)

J’vous préviens, elle lui dit,
Que je suis comme ci
Et parfois comme ça,
Ca n’vous gênera pas?
(Pauvre enfant…)

“Ma chérie, mon trésor,
De voix, je vous adore !
Je vous ai entendue,
Et mon coeur ne tient plus !”
(Manque pas d’air le gars)

Ils se rencontrèrent,
Vite se marièrent,
Eurent tôt deux marmots
Mon Dieu, quel beau tableau!
(Jusqu’au coup de canif dans la toile)

Malheur, l’insouciance
De cette confiance
Qui fut donnée sans voir,
Accordée par l’espoir.
(On lui avait dit pourtant)

Un jour rentrant plus tôt,
Elle vit que son pourceau
En baisait une autre,
C’est là que tout s’vautre.
(Et patati et patatra)

La belle blessée bat
Sa poitrine du bras,
Proteste contre elle
Autant que contr’ le ciel.
(Quelle coupe amère à boire…)

« Je comprends pas pourquoi,
Et parfois comme ça
Et parfois comme ci,
Qui gêne qui ici?”
(Seule au milieu des ruines, une question comme un signe)

L’honneur,  m’en reste-t-il?
Que dites-vous, plaît-il?
Désespoir comme ami
Pour larmes comme pluie.
(Ne vous en faites pas, ça va bien tourner)

La rivièr’ s’assécha,
Et son lit se calma.
Elle prit l’sac sur son dos,
Sous chaqu’ bras un marmot.
(A tantôt, à tantôt!)

C’est ailleurs dans la ville
Qu’elle élut domicile.
Ajouta d’la valeur
À tout l’or de son cœur.
(Chique fille vraiment)

Elle parcourut l’monde
Fit l’tour de la Bell’ Ronde.
Riche de c’qu’elle vit,
D’un coup elle comprit !
(Elle comprit quoi ?)

Fallut être abattue
Pour qu’enfin elle sut,
Qu’apprendre qui l’on est
N’est pas affaire aisée.
(Et donc aujourd’hui…)

Elle est dev’nue ma mie,
Et si elle est comm’ ci,
Et si elle est comm’ ça,
Ca ne la gêne pas.
(Voilà vous avez vu!)

🎶

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