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20/08/2017

Enfants soldats, hommage à Steve Mccurry – Street art de Nasti404, Paris

« Lorsqu’ils sont venus dans mon village, ils ont demandé à mon grand frère s’il était prêt à rejoindre la milice. Il avait tout juste 17 ans et il a dit non ; ils lui ont tiré une balle dans la tête. Ensuite ils m’ont demandé si je voulais m’engager, alors qu’est-ce que je pouvais faire – je ne voulais pas mourir. » Un ancien enfant soldat enlevé à l’âge de 13 ans. République Démocratique du Congo.

«Je me suis enfuie (pour rejoindre un groupe armé) pour échapper à un mariage dont je ne voulais pas.» Jeune fille soldat au Sri Lanka. Sri Lanka.

«J’ai rejoint l’armée du Mahdi pour combattre les Américains. La nuit dernière, j’ai lancé une grenade autopropulsée contre un tank.» Un garçon de 12 ans à Nadjaf, 2004. Irak.

«Ils vous donnent une arme à feu, et vous devez abattre votre meilleur ami. Ils font ça pour voir s’ils peuvent vous faire confiance. Si vous ne le tuez pas, votre ami reçoit l’ordre de vous tuer. J’ai dû le faire, parce que sinon j’aurais été tué. C’est pour ça que je suis parti. Je ne pouvais plus supporter tout ça.» Garçon de 17 ans, recruté par un groupe paramilitaire à l’âge de 7 ans, alors qu’il était enfant des rues. Colombie.


Œuvre de nasti.404, hommage à un cliché du photographe SteveMcCurryOfficial, membre de magnumphotos. Ce dernier a couvert de nombreux conflits, principalement au Moyen Orient (guerre Irak-Iran, guerre du Golfe), Asie du Sud Est (Cambodge, Philippines), Afghanistan (invasion soviétique, guerre civile).

Son travail montre la façon dont la guerre laisse ses empreintes sur les visages. Il est ainsi l’auteur du très célèbre portrait « Afghan Girl », visage d’une jeune Pachtoune de 12 ans, pris en 1984 dans un camp de réfugiés près de Peshawar au Pakistan.

“Most of my images are grounded in people. I look for the unguarded moment, the essential soul peeking out, experience etched on a person’s face. I try to convey what it is like to be that person, a person caught in a broader landscape, that you could call the human condition.”

C’est où?

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